
Le lien qui l’unit aux chevaux remonte à la conception même du bâtiment, né pour l’Exposition universelle de 1900. Œuvre de quatre architectes, Henri Deglane, Albert Louvet, Albert Thomas et Charles Girault, le bâtiment associe la pierre, le fer et le verre, et sa piste centrale en sable – sans piliers – accueille pendant plus de cinquante ans les chevaux et les concours hippiques, très populaires.
De 1901 à 1957, le Grand Palais célèbre événements équestres, concours hippiques et d'attelage, épreuves de vitesse et carrousels. Chaque printemps, on se presse dans ses galeries pour admirer les chevaux lourds, les pur-sang et les anglo-normands.
Les verrières ont gardé la mémoire des ovations du public devant les exploits du chevalier d’Orgeix, de Pierre Jonquères d’Oriola, et de tous les grands noms du jumping.
Aujourd'hui, les champions s'appellent Michel Robert, conseiller sportif du Saut Hermès, Kevin Staut, champion d’Europe en titre, Pénélope Leprévost, les Allemands Meredith Michaels Beerbaum, triple vainqueur de la Coupe du monde, et Marcus Ehning…
Les cavaliers reprennent possession du Grand Palais pour participer aux épreuves du Saut Hermès, et sa nef retrouve les hennissements et le cliquetis des fers. Pénélope Leprévost, talentueuse cavalière française, se réjouit : « Participer à de telles épreuves en plein Paris, sur une piste mythique, nous en rêvions tous ! »